Crise de la quarantaine : MON PETIT PROTOCOLE A SUIVRE POUR SORTIR DES RECHUTES

Allez, on ne va pas se la raconter. Tout le monde rechute. Parce que c’est difficile de sortir de la crise de la quarantaine et de toute crise ou épreuve existentielle.

Pour sortir de la crise et de l’épreuve, il faut s’engager dans un processus d’acceptation.

Accepter que plus rien ne sera comme avant. Que c’est ainsi …et que c’est tant mieux.

Entretemps, le chemin est plus ou moins long selon la personne, la cause, la souffrance ressentie et le passé enfoui et presque oublié.

Plus l’atteinte à nos modes de fonctionnement ancrés depuis longtemps est forte et plus c’est long et difficile.

Pourtant, en mettant en œuvre les changements en soi et autour de soi, on évolue, on se reconstruit, et on recommence à vivre.

Ça, je vous le garantis.

Tout arrive quand on s’accroche et qu’on met en place les bons outils, ceux qui nous ressemblent.

Oh, juste un mot ! Moi aussi, je rechute.

Bon, les vagues sont moins violentes et moins destructrices qu’auparavant. Mais, je rechute.

Quelquefois, de toutes petites rechutes, très éphémères, très courtes.

Pas de remise en cause fondamentale, mais des doutes, des petits renoncements, des petites désillusions, des petites déceptions, des pastels de tristesse nuancés mais qui dessinent une journée un peu nuageuse ou parfois pluvieuse.

Bref, quand je replonge dans l’univers et les modes de fonctionnement de l’ancien moi.

Cela me paraît tout à coup impossible d’effacer ces automatismes, ces comportements, attitudes et pensées (irritabilité, ruminations, tristesse) qui m’ont pourtant amené à la crise la plus profonde de ma vie. Et un instant, je me sens impuissant, fataliste et résigné.

Ouf, cela ne dure qu’un instant !

Par contre, le choc de cette réflexion entraîne une remise en question, appelée rechute, qui peut durer plusieurs jours. Parfois, un seul mauvais indicateur et tout s’enclenche.

Par exemple, une réaction que l’on a eue envers quelqu’un et qui n’était pas adaptée.

Ou bien une réponse décevante au niveau affectif ou professionnel.

Donc, un déclencheur même modéré peut impliquer une rechute…qu’il est urgent d’exprimer ; et très vite de relativiser.

Et bien entendu, il faut mettre en œuvre les moyens pour retrouver la voie du succès de soi.

Comme vous le savez, vivre la vie qui vous ressemble c’est engager une transformation profonde de vos moteurs de vie.

C’est un changement positif mais qui chamboule tout.

Et c’est un chamboulement qui connaît des hauts et des bas. Et parfois même des moments d’euphorie et des moments de déprime. Donc, des stades excessifs, normaux dans un cheminement exigeant, mais qui peuvent avoir un impact négatif sur votre avancée.

Mais, pas d’inquiétude, l’énergie revient vite quand on fait ce qu’il faut.

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Mon petit protocole pour sortir de la rechute de la crise de la quarantaine

Je vous le disais plus haut, moi aussi, je rechute. Et pour me sortir de la rechute, je reprends les bases de ce qui importe dans ma vie.

C’est pareil pour vous.

Allez, je vous donne mon petit protocole pour sortir de la rechute, tout de suite, puisque c’est ce que je vous ai annoncé.

On distingue trois phases dans ce processus pour retrouver l’envie de poursuivre ce qui vous ressemble vraiment mais que l’on ne connait pas encore assez bien, et qui vous demande tant d’effort sur vous-même.

Normal après tant d’années à fonctionner selon ce qui vous a été inculqué, enraciné, imposé, et que vous avez cru être vous !

Phase 1 :

Comprendre que c’est une opportunité de se relancer, et de faire mieux que ce que l’on a fait jusqu’à présent

Cela amène de l’humilité par rapport à l’attitude de prôner face aux autres que nous avons, nous, les solutions ; que notre vie a changé ; que nous avons changé…parce que cela fait trois mois que notre énergie est régénérée par nos progrès vers la meilleure version de nous-même.

Se dire que c’est normal. Rien n’est jamais acquis et quand on progresse vite (souvent le cas au début), on se relâche juste parce qu’on imagine que c’est arrivé, que l’on a réussi à changer sa vie.

Le changement est constitué d’étapes qui impliquent des rechutes.

Donc, relativiser, reprendre son calme et se dire que RIEN n’est grave et que tout va s’arranger si vous le voulez vraiment.

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Phase 2 :

Etudier les causes de la rechute

– fatigue physique qui peut entraîner des petites maladies ou une forme d’épuisement,

– surcroit de travail,

– surcroit de responsabilités,

– surcroit d’implication familiale (avec les enfants notamment),

– déception amoureuse (on s’est imaginé des choses, trop, trop vite et cela n’a pas marché ; attention à l’imaginaire, c’est un point important du changement positif, s’en détacher)

– déception par rapport à des scenarii non contrôlés de vos pensées (du genre réussir socialement au plus haut niveau , rencontrer quelqu’un, gagner au loto,…)

– partir vers le passé ou l’avenir ; toujours difficile à contenir malgré leur inutilité et même leur pouvoir de nuisance,

– oubli des rituels du présent (il faut vivre l’instant tout le temps),

– solitude pesante (lorsqu’on est encore en besoin « d’être avec quelqu’un » car on ne s’aime pas assez pour être seul ; lire l’article Le soleil ne suffit pas ?   miniature baisse énérgie 4),

– retour de vacances : déception normale liée à la reprise de la vie « habituelle », déception amours de vacances, retour aux réalités,

– dettes à régler : faire face et organiser sa vie financière,

– problème avec les enfants : souvent une focalisation sur eux et une culpabilité : il faut ne pas dramatiser et prendre du recul,

– problème avec les parents, quand on est trop sous leur influence ou la culpabilité : il faut prendre du recul et vivre par et pour soi-même,

– problème avec des collègues : pression qui est à relativiser en commençant par changer son attitude au travail, plus bienveillante, plus souriante,

– décalage entre la réalité et le rêve : quand on fuit le présent en laissant ses pensées et son imaginaire vous envahir,

– des besoins plus que des envies et donc une idéalisation qui ne peut que décevoir face à la réalité : pour refaire le point sur ce sujet, revoir l’article Vivez-vous dans la compensation ? compensation ,

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– retour d’anciens comportements que l’on croyait avoir fait disparaître : mais c’est très difficile de gommer ce qui vous a défini pendant quarante ans, c’est un travail quotidien en commençant au réveil par …sourire,

– coup de bambou lorsqu’on se sent sombrer alors que l’on avait annoncé, montré, ressenti le changement positif…et que l’on se retrouve en rechute.

On en a parlé plus haut, d’une manière générale, il ne sert à rien de fêter ses progrès, il faut les évaluer, les constater chaque jour, et les savourer. Mais sans gloire. Car cela peut être éphémère d’abord. Et que se glorifier seul ou en public est un détournement du changement positif. Cela revient à l’autosatisfaction et parfois à la prétention. A oublier.

– on ne se sent pas à sa place : et bien, c’est bon signe pour faire évoluer vos changements vers la personne vraie qui est en vous et qui sera un jour à sa place, au bon endroit, au bon moment ; mais, il faut s’investir dans la découverte de soi pour y arriver.

Phase 3 :

Rythmer sa sortie de rechute

– se laisser tomber : deux jours maxi, mais sans tout lâcher de vos progrès, sans s’effondrer, juste admettre que cela va mal et que vous n’êtes pas en paix…et qu’il faut remonter la pente,

– se soigner : vitamines, soleil, alimentation saine (attention à l’alcool, cigarettes, sucre, sel, nourriture),

– revoir ce que l’on a écrit en terme d’objectifs et de projets pour mieux les évaluer, s’en imprégner à nouveau et les recadrer,

– se pencher sur sa mission de vie : c’est quoi ce qui doit être mon moteur essentiel dans ma vie ? c’est comment que je m’exprime le mieux par rapport à cette mission ?,

– et reprendre le cours de sa mission de vie : c’est quoi la vôtre ? Moi c’est de réussir à être moi et donc à découvrir tout ce que je peux vivre dans une vie pour me sentir à la bonne place ; comprendre que mes limites sont très loin de ce qu’il me semblait ; être bienveillant avec les autres, et les protéger surtout les plus faibles ; et mon aptitude de vie, c’est d’apprendre et d’enseigner, de transmettre,

– reprendre ses rituels du matin, du soir, de la journée, ceux qui vous font du bien et vous connectent au monde et aux autres : respiration, détente, sourire, concentration sur une action à la fois même anodine,…,

– se poser dans le présent dix fois par jour si nécessaire (soit dix fois une minute), surtout à chaque angoisse liée au passé, à chaque anxiété liée aux projections sombres de l’avenir : en respirant, se concentrant sur des gestes simples et ne plus s’accrocher aux pensées qui passent en flux. Les laisser passer sans les juger,

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– engager des actions, petites, tous les jours : sortir tous les jours, ne pas squatter le canapé devant la télé, remplir un petit objectif hors de sa zone de confort,

– rencontrer les autres : quelle que soit l’occasion, à condition de toujours être en situation de calme, de respiration, de bienveillance, de paix et de joie,

– retrouver une attitude sans implication excessive vis-à-vis des autres (travail, famille, amis, relations) : toujours être capable de ne pas s’engager avec excès dans une discussion, rester cool, détendu, et parler doucement (pas de voix forte et rapide, adopter un flux lent et posé pour être compris sans agresser),

– écouter de la musique :

. qui détende : bachata pour moi (essayez et prenez des cours de danse ensuite si cela vous plaît),

. puis plus joyeuse : genre le groupe Radical Something avec le titre « Step Right Up » (ou bien en ce moment le titre « Don’t worry about a thing » de Madcon qui donne envie de bouger avec le sourire).

Ok vous allez dire : que proche de la soixantaine, il est décalé, déphasé, et même immature.

Bon, ce n’est pas mon avis.

Moi, je préfère dire ouvert, réceptif (et puis j’ai quatre enfants de 19 à 13 ans), donc, je suis éclectique et cela m’amuse vraiment … et cela me permet d’être en contact avec mes enfants.

Alors oui, je peux passer une semaine à écouter du classique dans ma voiture.

Mais j’aime bien écouter un bon Radical Something (j’aime ce groupe) du genre « Cali get down », ou The Cure avec « Friday I’m in love » toujours aussi bon, ou bien même avec mes enfants Justin Bieber « All around the world », ou Macklemore avec « Can’t hold us » que j’adore, ou Florida avec « Good feeling » qui donne de l’énergie, ou même encore Eminem, … et puis mettre mon casque intégral, mes gants, et enfourcher ma moto pour aller prendre un verre (un seul et léger du genre bière légère) avec des copains quadra, quinqua qui ont envie de vivre une vie qui leur ressemble (et qui comptent un peu sur moi pour les y aider).

La vieillesse c’est un état d’esprit ; tout comme la jeunesse (j’en ai connus qui n’ont jamais été jeunes).

Alors pas de jeunisme non plus, bien sûr.

Mais la vie est courte.

Alors soyez juste conscient de la chance d’être vivant.

Et profitez du temps présent, instant après instant, c’est la bonne méthode.

Dites juste OUI à la vie !

Mais à la vôtre, à celle qui vous correspond.

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– et ne pas écouter ses vieux tubes du passé : c’est révolu, fini, il faut avancer, sauf s’ils vous correspondent vraiment à vous et pas à quelqu’un d’autre, on ne s’apitoie pas,

– regarder des films qui détendent et font appel à la sensibilité sans être déprimant et qui donnent envie de bouger sa vie (Et si c’était vrai, Begin again, La vie rêvée de Walter Mitty) ; bon je me doute que pour certains ce sera plutôt des films d’action, pourquoi pas, si cela ne vous rend pas agressif.

– être en amour de soi : se le dire, se récompenser,

– être en amour de la vie, de la nature : y aller, en respirant doucement,

– être en amour des autres : les regarder, les écouter, leur parler avec bienveillance.

Voilà pour l’essentiel de mon petit protocole pour les petites rechutes et les plus grosses aussi.

Mais si vous replongez très bas, il faut reprendre le processus complet du changement et repenser les blessures du passé pour qu’elles ne soient plus réactivées avec les nouvelles blessures souvent petites.

heureux de vivre 1

Face à ces rechutes, qui me concernent aussi un peu encore, il faut entretenir la vie qui vous ressemble ; pour éviter ces rechutes.

C’est pourquoi, quand tout va bien, il ne faut pas se relâcher.

Je le vois chez moi, mais aussi chez ceux que j’accompagne (en moyenne trois à six mois).

Ils se relâchent, replongent et me rappellent.

Alors je vous offre une petite partie de ce que je leur propose pour reprendre le chemin du meilleur d’eux-mêmes.

Même si, il est important de personnaliser l’accompagnement en fonction de chaque personne.

Mais, c’est surtout quand il y a une situation entraînant plus de souffrance que la rechute arrive.

Les déséquilibres apparaissent à nouveau souvent parce que les problèmes de fond (souffrances anciennes) n’ont pas été traités.

Il faut comprendre que le bonheur existe d’autant plus fort qu’il n’est pas permanent.

Les situations heureuses alternent avec les situations plus difficiles.

C’est la vie ! Pour tout le monde.

Ni juste, ni injuste !

Ni trop dure, ni trop compliquée !

C’est la vie !

Et on n’a que ça !

Oui, mais la vie c’est un » joyau » tout beau, tout pur, que vous devez façonner jour après jour.

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Alors appréciez le bonheur lorsqu’il se présente.

Il va repartir.

Pour revenir.

Entretemps, soyez cool, car il ne sert à rien de se lamenter, de ruminer, sinon à vous enfoncer dans la dépression, la solitude, la maladie, l’échec.

Vous devez accepter le bon et le moins bon.

Ainsi la vie devient réelle et plus facile.

Et se poser une seule question, pas du genre « j’aurais dû » ou « je n’aurais pas dû », non une vraie bonne question qui ancre tout de suite dans le réel, dans la vie et l’envie de vivre et de vivre mieux :

« Ce que je suis, là et maintenant, j’en fais quoi de bien ? »

Ensuite, éveillez-vous à tout ce que vous pouvez apporter à vous et aux autres. Restez dans la bienveillance.

Oui pour moi, sortir de la rechute, c’est également me concentrer sur la bienveillance aux autres, lorsque moi je ne vais pas bien. Ça m’aide à ne pas ruminer et à ne pas croire que le monde tourne autour de ma petite personne.

Et c’est écrire un article qui puisse aider les autres. Bon, là, je ne pensais en faire un aussi long et détaillé.

Autre conseil, n’hésitez-pas à relire sur le blog certains contenus (ou tous) du genre qui peuvent vous aider en période de rechute :

Pouvez-vous encore réussir ?  pouvez-vous encore réussir

Pourquoi c’est bien de se sentir mal ? aller mal

Pour avancer vous regardez dans quelle direction ?   trente ans de moins 2 ]

Crise de la quarantaine : le test crise quarantaine

l’interview du Gestalt Thérapeute Yves Plu   interview Yves Plu gestalt Thérapie

l’interview du psychanalyste Moussa Nabati sur « Le bonheur d’être soi » Moussa Nabati interview

le guide ” 8 domaines sur lesquels agir pour sortir de la crise de la quarantaine.” à se procurer gratuitement en s’abonnant au blog ICI

Il est important de se remettre sur le chemin du changement positif en retrouvant ce qui est utile, qui rend vivant et qui donne envie de vivre le meilleur de sa vie.

Et bien sûr, investissez sur vous, sur vos potentiels.

Et tout va changer.

En retenant une idée forte qui est que :

« On n’a pas besoin d’être champion du monde ou de créer une start up de réseau social pour être heureux.

Ce qui compte c’est d’être à sa place, celle qui nous rend serein et épanoui. »

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Et puis souriez !

Pensez à reprendre le sourire à toute occasion, même et surtout lorsque vous êtes tout seul. Car cela conditionne tout votre comportement face aux doutes et aux aléas momentanés.

Allez souriez, en lisant mon article, car je l’écris pour vous, avec bienveillance car c’est mon chemin de vie, ma mission de vie.

Et que cela me rend heureux.

Et vous, êtes-vous prêt à être heureux ?

Pour en parler avec moi, c’est ICI

A bientôt.

C’était Didier

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