Equation psychologique :

contrariété = somme des frustrations

Franchement, c’est l’équation fréquente, même lorsqu’on vit, à peu près, une vie qui nous ressemble.

Les petits relâchements amènent à un « léger » dérapage par rapport à notre engagement vers le changement positif.

Et cela peut conduire à une rechute plus ou moins significative ; à ce sujet voir l’article « Crise de la quarantaine : Mon petit protocole à suivre en cas de rechutes ».

Quel type de contrariété ?

La contrariété exprimée est un bon indicateur que l’on s’écarte du chemin du renouveau.

Ou que l’on s’égare, car on a perdu de vue le chemin.

Donc, on se retrouve débordé.

Débordé par cette puissance intérieure que l’on sent peu contrôlée et qui peut remonter à nous.

Elle remonte à la surface par la voix, le regard, le visage, les gestes…de la contrariété…et cela jusqu’à la colère.

La contrariété non exprimée est toute aussi révélatrice du fait que l’on revient à des comportements, attitudes, modes relationnels que l’on cherchait à abandonner.

Mais comme c’est bien ancré en nous, on voit réapparaître de temps en temps des vagues plus ou moins fortes de l’ancien « nous ».

Vous savez bien, celui que vous voulez changer car il a subi et fait subir son histoire de façon trop excessive et omniprésente.

Sauf qu’on reprend les mauvaises habitudes, celles de garder, museler les petites frustrations, de les ruminer, de les faire se développer en nous.

Au lieu de les accueillir, de les accepter et de comprendre qu’elles ne reposent sur rien de solide.

Et surtout sur rien d’utile à notre épanouissement.

En sourire, se rendre compte qu’elles sont là et que leur moteur ne nous ressemble plus, est la meilleure attitude.

Sauf que c’est un engagement de tous les instants, de vouloir devenir la meilleure version de soi.

Et oui ! C’est mettre en œuvre un processus basé sur des actions, des comportements, des modes de fonctionnement (et de pensée, même si je crois que moins on pense, moins on rumine) qui doivent être cultivés, entretenus, câlinés, pour permettre le changement positif durable.

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Mais, c’est ainsi.

On avance, on se sent plus heureux, plus serein et plus fort à la fois.

Et de temps en temps, on assume mal les petites frustrations.

C’est l’indication qu’il faut reprendre les fondamentaux du changement et que la crise de la quarantaine (ou toute crise profonde) n’est pas résolue.

Et donc ?

Donc, le parking bondé, la petite rayure sur la portière de la voiture, le café que l’on oublie d’acheter, les enfants qui ne font pas leurs devoirs scolaires comme promis, le sourire de la caissière que l’on n’a pas eu …

A un moment donné, lorsqu’on n’a pas bien géré son changement positif vers la meilleure version de soi-même, et bien, un dysfonctionnement peut ressurgir de façon brutale.

On se sent CONTRARIE !

D’où l’image de l’équation mathématique dans laquelle la somme de nos petites frustrations aboutit à la contrariété…

Qui peut être refoulée ou pas !

contrariété 2

Alors ?

Tout ne s’effondre pas lorsque la contrariété arrive ; même si elle nous déborde vraiment et que nous ruminons de façon très expressive.

C’est un peu dévastateur pour soi et pour les autres.

Mais, inutile de paniquer et de sombrer dans l’idée de l’échec absolu.

Car il n’y a peut-être même pas rechute.

Disons que c’est un avertissement de votre subconscient qui vous alerte que vous êtes en train de retrouver celui que vous avez …fui.

Acceptons plutôt le fait que cela constitue une expérience particulière sur le parcours du renouveau de soi.

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Attention à vos petites émotions !

Concernant les petites émotions liées à de petits évènements de votre vie, retenez bien que si elles vous submergent, il sera bien plus difficile de gérer les émotions les plus fortes face à des évènements majeurs. Au contraire, ne pas se laisser déborder par les petites émotions est un entrainement très favorable à l’accueil de situations difficiles.

Donc, s’il y a ce problème de contrariété, c’est que vous avez laissé vos petites émotions vous envahir.

Car vous les avez écoutées et subies, au lieu de les accepter comme étant là…mais sans pouvoir sur vous.

Une petite frustration lorsqu’elle est reconnue comme telle, c’est une victoire, disons une avancée, car la notion de « victoire/échec » est inepte à votre progression vers la liberté de vivre pleinement et sereinement votre vie.

D’une manière générale, la frustration n’est pas la privation.

Souvent, il ne nous manque rien et donc rien ne justifie la frustration.

Un exemple avec les adolescents :

Ils sont toujours prêts à exprimer la contrariété quand vous leur refusez la sortie du samedi soir chez les copains alors qu’ils sont sortis auparavant.

Il suffit de les écouter quand on leur dit « non ».

Vous prenez une salve que vous n’auriez pas reçue si vous aviez dit « oui ».

Mais la réponse, votre réponse est « non » car elle vous paraît justifiée.

Vous le savez, ils le savent, inutile d’expliquer pour prouver que votre justification est la bonne.

Note : A moins que vous ne soyez tyrannique. Et là, votre travail de fond est à reprendre complètement.

Donc, vous voyez bien le processus exprimé par vos ados !

La réponse négative entraîne frustration et contrariété exprimée par les mots, les gestes et les attitudes.

Bon courage, et tenez-bon ! Sans vous énerver, ni vous justifier et sans entrer dans un long monologue qui sera toxique pour vous et pour vos auditeurs.

A partir de cet exemple, pensez bien qu’il en est de même pour vous.

Et oui !

Un ensemble de petites réponses négatives entraînent un ensemble de petites frustrations qui risquent d’être imposées à vous d’abord ; et aux autres ensuite.

Vous savez bien ! Quand il faut à tout prix un bouc émissaire.

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Un mot aussi sur certaines petites contrariétés  

Je veux parler des contraintes domestiques auxquelles on pense sans arrêt.

On y pense tout le temps parce qu’on n’a pas envie de les faire.

Mais, il le faut.

Un repère :

A chaque fois que vous vous dîtes « Il faut que » et bien cela doit klaxonner dans votre tête.

« Il faut » vous amène à la frustration et donc à la contrariété.

Et donc, à chaque « Il faut » vous vous éloignez du meilleur de vous-même.

Un avis ?

Faîtes ! Ou ne faîtes pas ! Mais n’y pensez plus tout le temps en ruminant votre peu d’envie de faire (passer l’aspirateur, aller à la CPAM, …)

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La bonne attitude

Si vous êtes déjà bien avancé dans votre changement positif, il y a peu de chance que vous cherchiez à vous défouler sur les autres.

En principe, vous vous rendez compte que vous avez laissé vos petites frustrations s’installer et, qu’une de plus, et vous voilà contrarié.

Logiquement, vous devez en sourire dès le constat fait.

Un sourire du genre « mince, le benêt (joli qualificatif non ?) que je suis ; je me suis fait avoir depuis quelques jours parce que je me suis relâché. Et voilà que je suis contrarié…et prêt à exploser. »

A quoi ça sert de me mettre dans cet état ?

A rien !

Sauf à tirer le signal d’alarme.

Le signal qu’il est temps de reprendre :

– la respiration du matin,

– la concentration sur l’instant présent,

– le détachement vis-à-vis des pressions extérieures,

– et de revoir si le poids du passé est réellement devenu plus léger.

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A partir de là, on sourit et même on rit.

Et on se dit qu’un peu de fatigue, un peu de tension, un peu de déception et, au fond de  nous, tous les mauvais moteurs sont réactivés.

Je vous rassure ! Se dire simplement cela, c’est en sortir et faire un grand pas en avant vers la meilleure version de vous-même.

Se recentrer sur les fondamentaux

Allez, on va reprendre quelques bases pour conclure.

Après une crise profonde, on est chamboulé et même parfois on se sent détruit par la vie.

Sauf que c’est FAUX !

On est juste épuisé par une vie qui ne correspond pas à ce qui nous convient.

Et la blessure qui a déclenché la crise (perte d’emploi, rupture personnelle, maladie,…) a juste réveillé vos souffrances enfouies et exacerbé votre mal-être.

C’est l’opportunité de les accueillir et de les guérir avec l’aide d’un thérapeute (selon votre souhait, psychanalyste ou autre,…).

Et d’enfin vivre une vie qui intègre toute la diversité que vous êtes.

Accueillez votre histoire et vous vivrez avec elle, à la place qu’elle doit prendre, sans plus.

Et les non-dits, les secrets enfouis, les blessures narcissiques ne prendront plus TOUTE la place émotionnellement.

Elles ne guideront plus inconsciemment vos décisions de vie pour vous mener à la souffrance, la solitude affective (car on peut être seul tout en vivant avec quelqu’un), la négation de ce que vous êtes.

Et tout cela en croyant que vos choix sont pris consciemment.

Enfin, sachez bien que si vous voulez changer votre vie, rapidement, vous ne devez pas vous dire : « Que dois-je changer dans ma vie pour qu’elle s’améliore, c’est-à-dire qu’elle devienne la vie qui me ressemble ? »

NON ! Ce qui doit vous venir à l’esprit c’est :

«  Que dois-je changer en moi pour avoir une vie meilleure selon ce qui me convient ? »

Et oui ! Que dois-je changer EN MOI ?

C’est le vrai, le bon point de départ du changement positif.

Après, tout reste à faire, bien entendu.

Des méthodes, des actions, des modes de fonctionnement à mettre en place.

Mais tout cela ne peut exister sans cette prise de conscience que votre réalité ne changera que si vous, vous changez.

Et n’oubliez-pas que lorsque vous allez mal et que vous imposez à votre cerveau une virtualité d’inquiétude et de stress, vous développez deux moteurs émotionnels négatifs :

– l’anxiété vis-à-vis du lendemain,

– l’angoisse du vide ressenti par rapport à votre vie, car vous perdez vos repères.

Et tout ceci construit une dépendance.

Alors sortez de vos habitudes ancrées dans la frustration et la contrariété et commencez par …sourire.

Si vous voulez en parler avec moi, n’hésitez-pas, c’est ICI.

A bientôt.

C’était Didier.

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